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Free Party
Le ReggaeLe Reggae Le reggae est un style musical jamaïcain apparu en 1968, dans la lignée du mento et du ska et issu d'un léger ralentissement du tempo de son ancêtre le rocksteady (v. « People Funny Boy », morceau de Lee « Scratch » Perry sorti en 1968), lui même provenant d'un ralentissement du ska. Il se caractérise par un rythme binaire avec l'accent mis sur les temps faibles, en particulier le troisième temps. Equivalent du R&B américain en Jamaïque, le reggae est aussi le principal moyen d'expression de la culture rebelle anticoloniale prônée par les rastas. Trois phases décisives ont marqué l'histoire du reggae :
Grâce au succès de Bob Marley, reggae devient un terme générique pour désigner la musique jamaïcaine, aujourd'hui une des rares musiques universelles écoutées de tous. Les versions instrumentales de succès reggae se transforment au fil des années 70 en un genre bien à part, le dub.
Origines
Les DJ'sL'histoire du reggae est indissociable de celle des sound systems, un grand media de diffusion musicale en Jamaïque. Souvent lié à l'industrie Toute musique produite en Jamaïque est diffusée en sound-system et les disc-jockeys (dj's) animent les danses depuis les années 50. Encourageant la foule ou commentant le quotidien, ils utilisent un phrasé original parfois proche de la psalmodie, entre parler et chant mélodique. Le DubLe Dub Les prémices du Dub "Dub" est une abréviation du mot "overdub", qui désigne le procédé par lequel on ajoute des parties, chantées ou instrumentales, à ce qui a déjà été enregistré. Les tout premiers dubs, qui datent de la fin des années soixante, étaient généralement des bases instrumentales sur lesquelles on accentuait les parties de batterie ou de basse en retirant partiellement l'orgue, le piano et les guitares. Ce sont trois ingénieurs (King Tubby, Lee "Scratch" Perry et Errol Thompson) qui perfectionnèrent une technique qui devait avoir des effets durables non seulement sur le reggae, mais sur l'ensemble de la dance music moderne. On enregistrait de tout nouveaux morceaux sur des exemplaires uniques de disques en acétate (appelés "dubs" ou "dubplates") destinés à être passés une vingtaine ou une trentaine de fois sur les sound systems jusqu'à usure complète, le but étant de faire connaître une chanson avant sa sortie. "Mais la dub music en tant que telle a été inventée par King Tubby, dit Dennis Alcapone. Tubby rachetait les acétates de Duke Reid et Coxsone. Il rachetait le rythme brut sur des dubplates. Et quand ça passait dans une salle de bal, c'était l'émeute. C'était nouveau. On retirait le chant. Et puis on en remettait un peu. Et tout d'un coup il n'y avait plus de voix. Alors la salle explosait de bruit pur. Tout le monde adorait ça. Je me rappelle qu'un jour j'étais au micro quand un type a tiré un coup de feu derrière moi. Le micro a capté le son et l'a renvoyé en écho dans la salle. La foule est devenue dingue." Le dub aujourd'hui A la fois, expérience, science, initiation, politique, philosophie et spiritualité. Le dub. Aux propriétés hypnotiques, narcotiques, mystiques, métaphysiques... Le dub perpétue le son "roots" de la tradition jamaïcaine et implose en multiples sous-genres (new roots, növö-dub, electro-dub, ambient-dub, ethno-dub...)
Le GospelLe Gospel Le gospel est un chant religieux chrétien qui prend la suite des negro spirituals. Il s'est développé en même temps que le jazz et le blues primitifs. Les artistes modernes de gospel ont aussi intégré des élements de soul music. Le gospel se développa d'abord chez les afro-américains et les blancs du sud, avant de conquérir le reste de l'Amérique et du monde. Le mot Gospel signifie « Évangile » : littéralement good spelle, c'est-à-dire « bonne parole », « bonne nouvelle ». Les Gospel Hymns sont une première étape vers les Gospel Songs de 1930. Ce sont des hymnes traditionnels et des mélodies en vogue. C'est un courant, une mutation des chants rituels protestants blancs. Depuis les années 1870, les instruments sont de plus en plus présents aux offices : orgue, harmonium, instruments à cordes, claquements des mains et mouvements du corps. Le début du XXe siècle voit surgir une véritable effervescence artistique pour les Noirs. Les Gospel Hymns deviennent des Gospel Songs dont les bases sont à la fois simples et sophistiquées. Mais au début de ce siecle on ne peut pas encore véritablement parler encore de Gospel.Le Gospel est incontestablement une révolte musicale contre une Amérique raciste. C'est une expression de la souffrance des noirs récemment émancipés, mais encore sous l'hégémonie ségrégationniste blanche, particulièrement dans les États du Sud ; d'où une très forte migration vers les grandes villes du Nord (Chicago, Detroit, New York). Ces populations ne s'engagent pas politiquement même si elles restent fidèles au parti républicain, à Lincoln, leur libérateur. Le Gospel fait intervenir plus d'instruments, comme déjà évoqué ci-dessus, mais fait aussi plus souvent référence à Jésus-Christ et aux apôtres, c’est-à-dire aux Evangiles, contrairement aux Negro spiritual qui évoquaient plutôt des personnages de l'Ancien Testament ("Joshua fit the Battle of Jerico" ; "Go down Moses"), etc. Le Gospel comporte des quartets vocaux et des chanteuses de renom. Les quartets vocaux restent le phénomène le plus populaire du Gospel. Ils sont composés de deux Ténors, un Baryton et une Basse. Cette polyphonie à quatre parties, également appelée Male Quartet s'est largement inspirée des Barbershop Singers, qui se réunissaient dans l'échope du coiffeur. L'harmonisation simple de ces quartets a la particularité de faire intervenir une voix au-dessus de la mélodie. Ces quartets vocaux sont plus spontanés, prennent plus de risque que les chœurs universitaires qui lassent à cause de leur rigueur, de leur côté conventionnel. D'où, un très grand succès. On peut citer l'un des plus connus, le Golden Gate Quartet lors de la période de l'Entre-deux-guerres. À leurs débuts, ils se nommaient les Golden Gate Jubilee Singers et chantaient a cappella en 1934. Entre 1937 et 1943, ils enregistreront plus de cent titres dans un registre religieux mais aussi profane dans les cabarets. Les femmes les plus importantes seront pour la plupart en relation avec Dorsey qui a su les mettre sur le devant de la scène. Bien que le Gospel se développe dans les années 1930, ce n'est pas avant 1945 que les femmes pourront se faire connaître dans un registre musical très machiste. Le RockLe Rock Le rock est un genre musical qui mêle le blues noir et le rythm and blues en premier lieu, avec une culture blanche marquée par la musique country notamment. Le rock devient par la suite une véritable philosophie avec sa cohorte culturelle, du cinéma aux bandes dessinées en passant par la mode vestimentaire. La naissance (américaine) du rock Le rock'n'roll est un enfant du blues, le rythme ternaire (division du temps) de celui-ci étant remplacé par un rythme binaire et le tempo devenant plus soutenu. Il convient ici de distinguer rhythm and blues et rock'n'roll, même si la tâche apparaît délicate de la fin des années 1940 à 1954. Citons ici Fats Domino qui fait du rock'n'roll dès 1948 sans le savoir. Ike Turner prétend lui aussi avoir interprété le premier rock Rocket 88 en 1951. L'étiquette rock'n' roll a , dans un premier temps, été utilisée pour distinguer le rythm and blues des noirs de celui des blancs et ce pour des raisons liées à la politique raciale de l'époque. Il était inadmissible que des artistes blancs se retrouvent dans les mêmes bacs chez les disquaires que les noirs. Le style particulier du rythm and blues blanc a donc servi de prétexte pour une nouvelle étiquette " rock n roll".Le terme rockabilly désigne la première forme historiquement identifiable de rock'n'roll, il s'agit essentiellement d'un croisement de rythm and blues et de musique country. Elvis Presley et Bill Haley sont deux précurseurs chez les chanteurs blancs. Elvis Presley, surnommé The King (« Le Roi du Rock and Roll »), enregistre ce qui est probablement l'un des tout premiers morceaux de rockabilly avec That's Alright Mama et collectionnera très rapidement les succès, mais c'est Bill Haley and His Comets qui signent officiellement l'acte de naissance du rock'n'roll pour de nombreux historiens avec le titre Rock Around the Clock (une reprise de Sonny Dae and His Knights, 1952). Ce premier tube de l'histoire du « rock » qui figure au générique du film Graine de violence est N°1 des hit-parades aux USA (8 semaines) et au Royaume-Uni (3 semaines) en 1955. Buddy Holly, Jerry Lee Lewis, Eddie Cochran et autres Gene Vincent s'engouffrent dans la brèche. Les musiciens noirs restent très actifs avec Chuck Berry tout particulièrement. Le rock'n'roll provoque un mouvement de rejet de la bonne société américaine qui croit avoir triomphé de ce mouvement en 1959. On annonce alors la mort du rock et il est vrai qu'aux États-Unis, le mouvement semble s'essoufler. Les chanteurs sont désormais très consensuels et Elvis est institutionnalisé, cantonné aux ballades. Le rock'n'roll continue cependant de se développer sous des formes plus locales et confidentielles comme la surf music de la côte ouest ou le rock garage au nord. La renaissance (britannique) du rock La réplique ne vient pas d'Amérique mais du Royaume-Uni. Les premiers émules d'Elvis apparaissent comme Cliff Richard et de petites formations se multiplient pour les imiter. Au passage cependant, le rock'n'roll s'acclimate et les Shadows qui accompagnent Cliff Richards initient l'archétype de la formation rock telle qu'elle sera reprise aussi bien en Europe que de l'autre côté de l'Atlantique : la contrebasse disparaît au profit de la basse électrique, deux guitaristes se répartissent les tâches de la rythmique pour le premier et des chorus pour le second. Les groupes britanniques s'éloignent ainsi rapidement de leur modèle américain pour créer une musique originale que les francophones appellent le « rock anglais ». Si les années 1950 proposaient une scène commune pour artistes noirs et blancs, les années 1960 mettent fin à cette mixité. La scène rock britannique est logiquement blanche, tandis que les noirs américains adaptent à leur sauce la redécouverte britannique de l'importance de la mélodie. S'appuyant sur les anciennes structures ségrégationnistes, ils mettent au monde une branche importante de l'arbre généalogique du rock englobant ce qu'il convient de qualifier de « dance music », du funk au rap en passant par la pop de la Tamla des années 1960. Conséquence de ce cloisonnement, les rockers noirs sont rares dans l'autre grande famille du rock post-Beatles. Citons toutefois Jimi Hendrix, guitariste de génie, qui électrifie son blues et ouvre au rock (blanc) d'autres univers. Le rock devient contestataire Si le rock'n'roll a toujours été le fait d'une jeunesse en rupture avec le carcan moral de ses ainés, les textes jusqu'aux années 1960 étaient souvent confinés aux thèmes festifs éventuellement chargés de connotation sexuelles. C'est avec Bob Dylan que les paroles prennent une tournure à la fois plus poétique et plus engagée. Sous l'influence de la poésie classique (en particulier Dylan Thomas auquel il emprunte son prénom) et du mouvement folk (Woodie Guthrie puis Joan Baez), celui-ci devient le chroniqueur de sa génération, abordant sans complaisance des thèmes politiques ou sociaux. Son impact sera décisif des deux côtés de l'Atlantique. Aux États-Unis, les protest songs expriment le désaveu de la guerre froide ou de l'engagement au Vietnam tandis qu'au Royaume-Uni, John Lennon livre des textes plus personnels et recherchés. Le rock devient à la fois un mouvement artistique qui gagne une caution intellectuelle et un courant de contre-culture. Cette tendance connaît son apogée avec les grands festivals de la fin des années 1960 : à Woodstock, à Altamont ou sur l'Île de Wight des centaines de milliers de jeunes se rassemblent pour partager à la fois une passion pour la musique mais également une vision du monde.Le psychédélisme À partir du milieu des années 1960, la consommation de psychotropes qui devient courante dans les milieux intellectuels (en particulier le LSD) marque la création artistique de son empreinte. Alors que l'acid rock naît sur la côte ouest des États-Unis d'Amérique avec le Grateful Dead, le psychédélisme fait également son apparition au Royaume-Uni à travers les premiers concerts des Pink Floyd, la formation de Cream ou encore l'album Revolver des Beatles. Mais c'est avec l'album Sergeant Pepper's Lonely Heart Club Band de ces derniers que cette influence devient manifeste pour le grand public. Cette tendance initie le retour en force des groupes américains tels que les Byrds, les Doors ou Jefferson Airplane. L'oeil du cyclone se situe néanmoins toujours au Royaume-Uni. De nouveaux courants voient le jour avec notamment le rock progressif de King Crimson, ELP (Emerson, Lake & Palmer), Genesis ou Yes qui introduit des éléments issus du jazz et de la musique classique ou le heavy metal dont les prémices se font sentir dès 1967 à travers les riffs de guitare saturés de Cream ou Jimi Hendrix et qui naîtra véritablement avec Led Zeppelin, Deep Purple et Black Sabbath. Le rock de la fin des années 1960 se politise et le Flower Power est l'expression pacifique du rock planant qui caractérise le passage entre l'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band des Beatles (1967) et les premiers riffs punk de 1975. Le passage aux années 1970 se caractérise par la mort prématurée de nombreuses stars du rock, Jimi Hendrix, Brian Jones, Janis Joplin, Jim Morisson, etc. la plupart tout juste agés de 27 ans. Rock indépendant En France le milieu des années 80 voit la naissance des structures du rock alternatif avec des groupes comme Mano Negra, Les VRP, Bérurier Noir, Lucrate Milk.. Le tournant des années 1990 est amorcé par la scène bruitiste américaine. Sonic Youth puis les Pixies mêlent un sens aigu de la mélodie issue de la musique pop avec une véritable rage rock'n'roll, la secousse devient sensible quand elle prend la forme du mouvement grunge à Seattle avec Mudhoney, Soundgarden et Nirvana suivis par la suite par Pearl Jam. Parallèlement le rock commence à accepter les apports du hip-hop et les fusions se font enfin entendre, Fishbone (le précurseur), les Living Colour, les Beastie Boys, Body Count, Red Hot Chili Peppers et Rage Against the Machine intègrent le phrasé rap et la syncope funk à un rock très musclé.Culture rock Le rock n'est plus seulement un mouvement musical depuis le milieu des années 1950. Le film Graine de violence qui présente en générique le fameux Rock Around the Clock de Bill Haley pose d'ailleurs d'emblée les bases sociales du mouvement : la rébellion face à l'ordre établi. Cet esprit de sédition présent dès la naissance du rock au milieu des années 1950 est toujours vivace dans les années 1960 avec le mouvement hippies, puis à la fin des années 1970 avec le mouvement punk. Ce rôle semble avoir été repris depuis une quinzaine d'années par le rap, mais dans les faits, le rock n'a jamais renié ses racines rebelles. La fameuse maxime « Sex and drugs and rock'n'roll » est une autre facette du caractère libre et rebelle du rock (Born to be wild). Jadis considéré comme un vêtement de travail, le blue jean a été démocratisé par le mouvement rock. La mode, qu'elle soit vestimentaire ou capillaire, par exemple, est clairement influencée par le rock depuis cinq décennies. Le rock n'influence pas seulement la mode, mais plus généralement les arts, du cinéma à la peinture en passant la littérature. L'œuvre d'un Andy Warhol, pour ne citer que lui, s'appuie ainsi clairement sur un socle rock. Le Rap
Le Rap Il s'agit d'une véritable musique populaire de rue qui développait ses propres thèmes : d'une part sous l'influence de la Universal Zulu Nation (ou plus communément appelée Zulu Nation) d'Afrika Bambaataa qui voyait dans le hip hop le moyen d'éloigner les jeunes des drogues et des gangs et d'émuler leur créativité, d'autre part en tant que témoignage d'une vie difficile (rap "hardcore"). Initialement issu des quartiers défavorisés, le rap à ses débuts est souvent un exutoire au mal-être et aux revendications des jeunes qui les habitent. Les propos violents ou crus sont fréquents, volontiers provocateurs (Fuck tha Police de NWA ou C'est clair de NTM). Le rap est donc accueilli par le grand public plus comme un phénomène social que comme une forme artistique à part entière. Il faut attendre l'émergence d'artistes tels que MC Solaar ou IAM en France pour que le rap sorte enfin de son ghetto et soit reconnu comme un courant musical influent. Le PunkLe Punk
Le punk est un mouvement culturel contestataire apparu en 1976-1977 aux États-Unis puis au Royaume-Uni et ensuite un peu partout dans le monde. C'est une révolte contre les valeurs établies, qui privilégie l'expression brute et spontanée. Le punk est porteur d'une volonté de «tabula rasa» [voir definition ci-dessous] mais aussi d'un renouveau musical et culturel, l'émergence d'une nouvelle énergie, synonyme d'une liberté de création maximum (labels indépendants, Do It Yourself, fanzines, mode, graphisme). Accessoirement le punk reste aussi comme créateur d'une mode vestimentaire issue de la rue. Ce mot viendrait de punk, mot anglais signifiant sans valeur, il est accepté avec ironie par les punks puisqu'ils rejettent les « valeurs établies ». Le « mouvement punk » est souvent associé au mouvement anarchiste, certains groupes comme Crass prennent cette référence au sérieux. Tabula rasa (littéralement : table rase) est un concept philosophique controversé, notamment par la psychologie évolutionniste, selon lequel l'esprit humain naîtrait vierge et s'imprimerait par la seule expérience. Selon cette théorie développée notamment par Thomas d'Aquin, John Locke ou encore Freud, l'individu naîtrait vide de tout contenu mental et son identité ne serait déterminée que par les évènements qui lui arrivent à partir de sa naissance. La tabula rasa a été également développée par Descartes. Pour lui, il convient de faire tabula rasa à un certain moment où il s'en est rendu compte. Il faut abandonner toutes les choses apprises qui sont fausses et qui ne sont pas assez « stables » pour repartir sur d'autres bases plus stables que l'on construirait nous-mêmes. Il conviendrait ainsi de faire table rase (tabula rasa), de pousser toutes nos connaissances de côté et de se reconstruire soi-même une connaissance personnelle, stable et vraie.
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