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Martin Luther King
Il organise et dirige des actions pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Noirs-Américains tel que Boycott des bus de Montgomery. Il prononce l'un des plus célèbres discours le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté : « I have a dream » (J'ai un rêve). Il est soutenu par John F. Kennedy dans la lutte contre la discrimination raciale et la plupart de ces droits ont été promus par le « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson. Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté qui prend fin en 1968 avec son assassinat par James Earl Ray dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattus. Il se voit décerner à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté par Jimmy Carter en 1977, la médaille d'or du Congrès en 2004 et est considéré comme l'un des plus grands orateurs américains. Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis.
I Have a Dream Le discours mythique de Martin Luther King Bob MarleyBOB MARLEY Nesta Robert Marley dit Bob Marley, PrésentationChanteur et guitariste de reggae, actif dès 1959 jusqu'à sa mort, Bob Marley composa et interpréta environ ![]() 250 chansons, textes politiques et lyriques. Sa voix est celle de toutes les minorités pacifistes et de tous les Noirs opprimés par les dirigeants issus des régimes coloniaux. Sa carrière internationale ne dura que huit années intenses, avant qu'il ne succombe à 36 ans, en pleine gloire. Mais son mythe ne s'éteint pas et son succès hors normes, de portée internationale, est aussi et avant tout posthume. Ses paroles spirituelles et sociales lui donnent aujourd'hui encore l'image d'un prophète et d'un exemple d'homme révolutionnaire tout en étant non violent, pour toutes les générations. Ses albums les plus connus sont « Uprising », « Kaya » et « Rastaman Vibration ». Parmi ses titres les plus célèbres on trouve « No Woman No cry », « Is This Love », « Redemption Song » ou encore « I Shot the Sheriff ». BiographieBob Marley, de son vrai nom Robert Nesta Marley est né près de Saint Anne en Jamaïque d'une mère jamaïcaine (Cedella Booker) et d'un père anglais capitaine de la marine (Norval Marley) qu'il n'a jamais connu (les parents de Norval Marley n'acceptaient pas sa liaison avec une femme noire). Le métissage était mal vu en Jamaïque. Bob Marley souffre de l'absence d'un père et rejettera ce métissage dans sa jeunesse, refoulant son côté blanc. À son adolescence, il quitte la misère de la campagne pour celle du ghetto de Trenchtown à Kingston. Il y rencontre Bunny Wailer et Peter Tosh avec qui il chante des tubes de Rhythm and Blues qu'ils entendent sur les radios de Miami. Bob Marley quitte son métier (soudeur) et enregistre son premier titre (Judge Not) à 16 ans (en 1961). Ce titre ne se vend pas bien mais Bob continue de s'investir dans la musique. En 1963, il forme avec Peter Tosh et Bunny Wailer le groupe qui sera connu plus tard sous le nom « The Wailers ». Ils obtiennent un contrat avec Studio One et leurs premiers morceaux sont produits par Clement Coxsone Dodd. Ils finissent cependant par se séparer de Dodd en raison de problèmes financiers. Bob Marley se convertit au rastafarisme en 1966. Il se marie avec Rita la même année puis part travailler aux USA dans le Delaware en 1967. C'est Mortimer Planno qui commence son éducation théologique, suivi de Vernon Carrington. En 1967, il retourne dans son village natal pour un recueillement spirituel d'un an. À partir de 1968, il écrit ses premières chansons religieuses. Au début des années 70, il produit un album « Soul Rebel » avec Lee Scratch Perry avec qui il entre en conflit sur les droits d'auteur : Scratch, pensant avoir les droits, sort l'album en Angleterre. A la même époque, il travaille avec le producteur américain Danny Sims, mais rien de concluant (du moins pour Bob) ne sortira de leur collaboration. Alors qu'ils connaissent des difficultés, Bob Marley et son groupe contactent Chris Blackwell, le patron du label Island, qui éditera la plupart de ses nombreux succès. C'est avec ce label qu'il fera notamment « I Shot The Sheriff » en 1973, qui sera repris par Eric Clapton. Les deux premiers albums sortent chez Island sous le nom des Wailers, mais, en 1974, Bunny Wailer (qui ne supportait pas l'avion) puis Peter Tosh (par jalousie) quittent le groupe, laissant Bob seul aux commandes. Son premier album solo est "Natty Dread", dans lequel il incorpore des sons blues, grâce à un guitariste américain. Suivront le fameux "Live!" enregistré le 18 juillet 1975 à Londres et "Rastaman Vibration" qui sera la meilleure vente de Bob de son vivant. Le 3 décembre 1976, Bob Marley échappe à une fusillade déclenchée à son domicile par six hommes armés. Il reçoit tout de même une balle dans le bras et une dans la poitrine tandis qu'une autre blesse grièvement Rita à la tête. Don Taylor, leur manager, en sort gravement blessé. Ni l'auteur ni le commanditaire du crime ne sont connus. La raison de l'attentat est très certainement politique. Certains pensent qu'elle découle de la participation de Marley à un concert engagé en faveur du progressiste Michael Manley et à la suite duquel Bob Marley a reçu des menaces de mort. L'attentat aurait donc été commandité par le parti conservateur. Mais Marley disait ne pas faire de politique et il critiquait la politique sans se soucier du camp en prônant la paix et l'union des jamaïcains contre la division et la guerre civile. Par là même il s'attirait beaucoup d'ennemis. Cette thèse n'est donc pas évidente. Quoi qu'il en soit, deux jours après l'attentat, Bob Marley participe comme prévu au concert Smile Jamaica à Kingston. Il se réfugie ensuite à Londres car il ne se sent plus en sécurité en Jamaïque. Il y enregistrera les albums "Exodus" et "Kaya" ainsi que des singles avec Lee Scratch Perry. En 1977, il s'aperçoit qu'il a une blessure au gros orteil droit. Etant passionné de football il vient à penser que c'était une blessure qu'il s'était faite en jouant. Mais la blessure ne guérit pas et son ongle tombe en jouant au football. C'est alors qu'un diagnostic correct est fait. Bob Marley souffre d'un mélanome malin (cancer de la peau). On lui a conseillé de se faire amputer l'orteil, ce qu'il refuse, cela allant à l'encontre des préceptes rastafaris. Les médecins tentent une autre méthode (la chimiothérapie), dans la clinique du docteur Josef Issels en Allemagne, mais c'est un échec. Le cancer se généralise. À la fin de sa vie, il se convertit à l'Église orthodoxe éthiopienne (une des nombreuses Églises jamaïcaines, qui intègre à sa liturgie chrétienne des éléments de la philosophie rasta). Il souhaitait finir ses jours en Jamaïque mais il meurt à Miami le 11 mai 1981, trop faible pour faire le voyage en avion jusqu'en Jamaïque, après être revenu de la clinique allemande du docteur Issels. Son histoire ne s'arrête pas à sa mort et son œuvre est toujours d'actualité. Che GuevaraCHE GUEVARA Ernesto Rafael Guevara de la Serna, dit Che Guevara révolutionnaire communiste et homme politique. Né en Argentine, Fidel Castro le fit déclarer en 1959 : « Citoyen cubain de naissance ». La jeunesse Né le 14 juin 1928 de Ernesto Guevara Lynch et Celia de La Serna, Ernesto Guevara de la Serna (dit « le Che » ou Che Guevara) vécut d'abord à Córdoba, la seconde ville du pays. Il suivit ensuite des études de médecine à Buenos Aires. Son enfance fut longtemps entachée par de violentes crises d’asthme. D’une famille aristocratique désargentée, Guevara reçut dès son plus jeune âge une solide instruction. Sa mère lui enseigna le français. Par la suite, ses parents quittèrent les hauts-plateaux argentins pour vivre à Buenos Aires. En 1951, son vieil ami Alberto Granado, biochimiste et radical politique, lui suggéra de prendre une année sabbatique. De cette façon, ils purent concrétiser le voyage dont ils parlaient depuis longtemps, traversant l'Amérique du Sud sur une vieille moto Norton 500 cc. Au travers de ses propres observations de la pauvreté et de l'impuissance des masses, il conclut que le seul remède aux inégalités sociales de l'Amérique latine était la révolution par les armes. Il fut conduit à considérer l'Amérique latine non comme un ensemble de nations distinctes mais comme une entité économique et culturelle. La libération de cette dernière devait nécessiter une stratégie intercontinentale. De retour en Argentine, il termina ses études le plus rapidement possible afin de poursuivre son périple en Amérique du Sud. En 1953, il repart et atterrit au Guatemala, où il rencontre Hilda Gadea qui, le 18 août 1955, deviendra sa femme et, le 15 février 1956, lui donnera son premier enfant, Hildita Beatriz Guevara. Ils se sépareront avant le départ du Che pour Cuba. Le révolutionnaireEn 1955, à Mexico, il fit la rencontre de Fidel Castro, leader du mouvement du 26 juillet, ou M26, admirateur du poète-indépendantiste cubain José Martí. Il fit partie des 82 hommes qui partirent avec Castro en novembre 1956 pour Cuba, sur un petit yacht appelé Granma et des 12 qui survécurent aux premières attaques subies. Ils organisèrent la guérilla contre le régime du dictateur Fulgencio Batista, sous influence américaine. Le Che commença au sein de la guérilla comme médecin, mais il prit rapidement de l'importance dans l'organigramme de celle-ci. Après que les hommes du « 26 juillet » eurent repoussé les forces de Batista dans la Sierra Maestra, base de départ de la guérilla, le Che fut envoyé dans la province de Las Villas, pour couper les forces gouvernementales en deux. De là, il lança l'offensive sur Santa Clara. Batista s'exila à Saint-Domingue avant l'arrivée triomphale des guérilleros (dits Barbudos) dans la Havane en 1959. Le 22 mai 1959, le divorce avec Hilda Gadea est prononcé, ce qui lui permet de régulariser la situation avec Aleida March, qu'il épouse le 2 juin de la même année. Il l'avait rencontrée dans la province de Las Villas. Guevara devient alors d'abord l'un des principaux dirigeants du nouvel État cubain avec l'aide de son second Nathanael Bennoit : ambassadeur itinérant, président de la banque centrale, ministre de l'industrie. Il s'inspira largement des théories et analyses marxistes pour mettre en place à Cuba une économie socialiste, et contribua à rapprocher l'île du bloc soviétique par la signature d'accords économiques. Il fut confronté à de nombreuses difficultés dans ses tâches, l'économie cubaine étant souvent archaïque et décousue donc peu encline à une rationalisation des moyens de production. En outre, Guevara fit une de ses priorités de lutter contre la bureaucratie naissante. En 1965, Guevara quitte Cuba afin de propager la révolution, soutenu par des volontaires cubains. Il se rend d'abord au Congo où il rencontre Laurent-Désiré Kabila et avec qui il organise le maquis d'Hewa Bora. Cette expérience africaine ne sera pas concluante. Rentré à Cuba, il repart pour la Bolivie où il tente de constituer une guérilla. Faute de pouvoir s'appuyer sur la logistique de ses partisans, il est finalement capturé en 1967 et exécuté par l'armée bolivienne, selon certains, sur ordre de la CIA. La mort du CheDe nombreuses questions restent sans réponse concernant la mort d'Ernesto Guevara. Le Che était devenu gênant pour beaucoup. Une entrave même pour certains. Électron libre ingérable aux yeux des Américains, il avait également critiqué publiquement le régime soviétique, accusé de ne pas être socialiste, notamment à travers son célèbre discours d'Alger (1964) qui précédait sa dernière guérilla, mettant Castro et le pouvoir révolutionnaire cubain dans une situation délicate vis-à-vis de l'URSS. Il a été assassiné (ou exécuté...) par l'armée bolivienne en présence d'un agent de la CIA, Felix Ramos, dans une petite école où il était retenu prisonnier. Le rapatriement très tardif de sa dépouille à Santa Clara (Cuba), trente ans après sa mort (1997) est dû au fait que le gouvernement bolivien avait toujours refusé jusque là de révèler l'emplacement de la fosse dans laquelle avaient été jetés les corps. Toutefois, ses proches défendent que le Parti Communiste de Bolivie a fait acte de propagande contre le Che (désigné comme un bandit) en représailles de son discours d'Alger. De fait, en Bolivie les guérilleros devaient être nourris par les paysans qui au lieu de les cacher les dénoncèrent contre 50 000 dollars offerts pour sa capture. |
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