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Massilia Sound System : un troubadour s'en va

 

 

Alors que le collectif marseillais est en pleine tournée, loin de ses bases, on apprenait vendredi soir la mort de Lux B, un des chanteurs du Massilia Sound System. "La chanson / c’est ma maison / et j’en ai toujours une / en construction", chantait-il dans "Ma maison".

C’est tard, vendredi soir, qu’on a appris son décès. Agé de 47 ans, marié et père de jumeaux, il a été emporté par le cancer qu’il combattait depuis plus d’un an. Et s’est éteint dans la maison de repos où il séjournait à Gardanne.

C’est très très tot, ce samedi, qu’on s’est rappelé pourquoi, depuis un an, le Massilia tournait à trois au lieu de quatre. Le groupe est d’ailleurs en tournée, en ce moment, et c’est au Mans qu’a eu lieu le véritable concert post-Lux B ce 18 juillet.

Le son occitan

1993. Toulouse, la ville rose, et Marseille, la belle bleue, ont chacune deux formations qui, mêlant ragga, lyrics, rap, rock, défense de la langue occitane, militantisme, fête, vie de quartier et préoccupations globales, signent l’essor du ragga occitan. Zebda et Los Fabulous Trobadors à l’Ouest, I Am et Massilia Sound System à l’Est. Bientôt, I Am dansera le Mia, Zebda tombera la chemise et samplera Chirac. Massilia chantera "Roulez, Roulez, bus de nuit" et "Elles ont des pilotis / Et ça rend tous les garçons fous", initiera le mouvement "Stop the cono" et le Commando Fada, puis interrompra ses propre concerts pour distribuer les tournées de pastaga aux premiers rangs:

Dans chacune de ces formations, qui ont toutes percé, plusieurs pays et moults cultures étaient représentées. Ce qui leur a toujours fait éviter l’écueil du régionalisme. Pas facile, quand, comme eux, armés de l’imaginaire ronsardien de la galanterie marseillaise et de Félix-Marcel Castan ("On n’est pas le produit d’un sol, on est le produit de l’action qu’on y mène"), on écrit et on chante souvent en Occitan. Massilia a, depuis ses débuts, toujours mélangé raggamuffin et chanson populaire, langues françaises et occitane, tout en militant pour la citoyenneté occitane.

Lux Botté, alias Lux B, né en Algérie en 1961 de parents pieds-noirs, avait rejoint le Massilia en 1993. La formation avait alors neuf ans. En 2000, LuxB avait aussi fondé le groupe Oai Star avec un autre chanteur de Massilia, Gari Greu. Car, comme de nombreuses formations où la création est un style, et dans une tradition très "théâtre de rue" ou très Mitteleuropa, les membres du collectif Massilia Sound System sont engagés dans d’autres rêves, d’autres collectifs et d’autres combats. Lux B ("une figure emblématique du groupe", selon ses collègues) aussi. De l’affaire du Sous-Marin de Vitrolles (1997-1998) à "Ma ville est malade", du collectif MicMac (toujours en action) à Stop The Cono, Lux B ne cesse, dans les pores même de ses créations sonores, d’opposer aux réflexes identitaires gaulois une culture cosmopolite dénuée d’angélisme.

La voix de Lux B

Comme chacun des membres du groupe, Lux B, c’est une "voix". Là où le timbre de Jali est rocailleux, celui de Lux B est filou, joueur. Lux B, dans Massilia, c’est aussi celui qui a la rythmique vocale la plus dub. Cette voix si particulière avait officié un temps sur Radio Galère, à Marseille, où Lux B animait une émission culte: "Regarde comme ça mousse", où des groupes se produisaient en live. Il y a quelques années, sur une station associative francilienne où je travaillais alors*, son compère Gari me parlait de Lux ainsi:

"C’est lui, le punk du groupe! Le plus speed, nous autres on est plus ‘reggae’ que lui."

Gari et Lux B étaient arrivés dans le groupe en même temps. De la même manière: alors qu’ils avaient pour rôle de s’occuper des déplacements du groupe, ils sont montés un soir sur scène. Pour la déconnade. Ils y sont restés.

Sur scène, les quatre membres du Massilia incarnent, chacun à sa manière bien sûr, ce goût du oaï. Lux B, le bob souvent vissé sur le crâne, c’était un peu les jumeaux Mouss et Hakim (de Zebda) à lui tout seul. Le virevoltant toujours assurant. En octobre dernier, lors de la fiesta des Suds à Marseille, la foule avait scandé le nom de celui qui, déjà, était absent. Dès l’annonce de sa mort, le Massilia déclarait:

"On pensait qu’il allait revenir, alors on jouait pour lui. Maintenant qu’il n’est plus là, on va continuer à chanter pour lui."

Les obsèques de Lux B auront lieu mardi prochain, au crématorium de Luynes. Le soir même, un hommage est prévu au Balthazar, café-concert phocéen. Pour qu’y résonnent "Lo tamborn dei poples".

* Il m’est arrivé de croiser d’autres fois la route du Massilia Sound System. Par exemples pour des concerts. Quelques-unes de mes photos figurent sur l’album « Aïollywood – son remasterizat » (2002).

La Chanson du Dimanche

 

Deux musiciens chanteurs déjantés ! A découvrir et consommer sans modération ! Le concept ? Une chanson sortie le dimanche, qui ne se prend pas au sérieux, humour à souhait et un zeste de critique de notre société, le tout sur des rythmes endiablés !

 

 

 

 

La suite sur le web !

http://www.lachansondudimanche.com/

http://www.myspace.com/lachansondudimanche

Zgroupe : Histoire d'un Ado

 

 

 

Adecco dérape en mettant en scène Coluche et Gandhi

 

 

Ces deux là doivent se retourner dans leur tombe ! Une honte ces pubs mettant en scène deux personnages historiques s'étant battu contre la précarité !

Noir Désir : un nouvel album en 2009 ?

 

 

Dans un entretien au Journal suisse, Le Gruyère (!), le guitariste de Noir Désir, Serge Teyssot-Gay, a annoncé qu'un nouvel album de Noir Désir pourrait sortir en 2009. Comme on dit : ça ne va pas plaire à tout le monde !....

Il aurait déclaré : "On s’est remis au boulot. On projette d’enregistrer un album durant l’hiver prochain. C’est court, mais en a besoin d’une échéance pour se structurer".

Sept ans après leur dernier album, mais aussi sept mois après la libération conditionnelle de Bertrand Cantat, condamné pour l'homicide de Marie Trintignant, sa compagne, le 27 juillet 2003, et qui avait purgé plus de la moitié de sa peine, on voudrait tous savoir si Bertrand Cantat sera de la fête ou pas !...

Il est dans l'obligation de ne pas évoquer "les événements de Vilnius et leurs conséquences sur les familles des deux protagonistes" : c'est la seule contrainte juridique.

Manu Chao produit un disque des “fous” argentins de La Colifata

 
LE MONDE | 15.01.08 |
BUENOS AIRES CORRESPONDANTE

“Je crois que ce disque sera un des plus importants de ma carrière”, lance Manu Chao, avec son éternel sourire et ses allures de Tintin reporter. Amoureux de l’Amérique latine, le musicien globe-trotteur était en Argentine, en décembre 2007, pour enregistrer un album - dont la sortie est attendue cette année - avec des artistes inédits : des patients du principal hôpital psychiatrique de Buenos Aires, le Borda, qui ont leur propre radio, La Colifata, la radio des fous, dans l’argot local.

Créé en 1991 par un jeune psychologue, Alfredo Olivera, La Colifata connaît un grand succès en Argentine et a fait des adeptes à l’étranger. Tous les samedis, l’émission brise l’isolement et les souffrances de quelque cinq cents malades enfermés derrière les murs délabrés de l’asile. Malgré l’indifférence des autorités hospitalières, la thérapie par les ondes donne de bons résultats. Plusieurs chroniqueurs de la radio, les Colifatos, ont pu quitter l’asile pour suivre un traitement à domicile.

“Ils m’ont bouleversé depuis le premier jour où je l’ai ai écoutés grâce à un enregistrement. Cela a été un coup de coeur, ils sont devenus mes amis, raconte Manu Chao. Malgré la barrière de la langue, j’aimerais que tout le monde les écoute. Ils m’ont beaucoup appris. Ils ont une lucidité hallucinante, qui leur permet de synthétiser les problèmes de la vie, l’amour ou la politique, en trois mots. C’est de la poésie à l’état pur, du Prévert. Et puis il y a une telle tolérance entre eux, chacun acceptant la folie de l’autre ! Personnellement, je ne vois pas la frontière de la folie. Pour moi, la frontière est quand la folie est douloureuse. S’il n’y a pas de douleur, quel est le problème ?”

LE SUPER GAMIN

C’est la fête, ce jour-là, à quelques kilomètres de Buenos Aires, dans la maison de campagne, flanquée d’un studio d’enregistrement, appartenant au groupe de rock argentin Los Piojos (les poux). Bermuda et casquette plate, à 46 ans, le “super chango” (le super gamin), comme un quotidien argentin a baptisé Manu Chao, s’éclate comme un gosse. Avec sa tribu : des musiciens des Piojos, ceux de Radio Roots, ces musiciens argentins rencontrés dans les rues de Barcelone et une dizaine de Colifatos.

Certains chantent, d’autres récitent des poèmes ou improvisent des discours. Après l’asado, la traditionnelle viande grillée, quelques parties de baby-foot, avant de se mettre au travail. Pieds nus et short à fleurs, l’un des Colifatos, Hugo, a le trac. Il n’a pas l’habitude des micros.

Assis à côté de lui, Manu Chao l’encourage. “Je suis méchant, cruel, égoïste, ambitieux, tout m’appartient, les banques, le pétrole, l’eau, je fais la guerre, je veux que disparaisse l’humanité pour rester seul maître de la planète, je suis dieu !”, s’époumone Hugo. Il est l’auteur de cette chanson dédiée au président George Bush. Un peu plus loin, Eduardo, baptisé le Beat, un conteur au large sourire édenté, attend son tour : “Manu est comme un frère. Nous vivons isolés, mais grâce à lui on se sent importants. Alors on a décidé de ne pas nous laisser mourir.”

Avec les membres de La Colifata, Manu Chao a travaillé de la même façon qu’avec les Maliens Amadou et Mariam. Il produit leur album, enregistre leurs chansons, leurs chroniques radio, et ajoute la musique. “Les Colifatos ont besoin d’une source de revenus qui vienne d’eux-mêmes. Je ne veux pas de l’assistanat, mais un disque qui leur rapportera de l’argent.”

A Buenos Aires, Manu Chao n’a pas donné de concerts. Seul le bouche-à-oreille a permis à ses fans de l’écouter jusque tard dans la nuit, dans la cour du Borda. Ou pendant une conférence de presse, lors de laquelle il a parlé de son dernier album, La Radiolina. Une des chansons, La Vida tombola, est consacrée à un Argentin qui le fascine, Diego Maradona. Manu Chao a rencontré le footballeur il y a deux ans grâce à Emir Kusturica.

Le cinéaste serbe l’avait invité à Naples, où il tournait une partie du film consacré à l’enfant terrible du football argentin, pour lequel Manu Chao a écrit une chanson. Depuis, Kusturica a réalisé le clip du titre Rainin in Paradize, de Manu Chao, où figurent des membres de La Colifata.

L’actualité est toujours présente dans le discours du musicien : “Il y a plus d’espoir en Amérique latine qu’en Europe”, estime-t-il. Il regrette que “les Européens soient de plus en plus conservateurs”. Il se dit impressionné par ce qui se passe au Venezuela : “Quand on parle avec les jeunes, on sent que cela bouge.”

Il critique durement la presse européenne, “qui a médiatisé Hugo Chavez, parle du populisme du président vénézuélien, mais ne décrit pas ce qui se passe réellement dans le pays. Il n’y a pas d’informations, seulement une manipulation.”

Manu Chao compte revenir en Argentine en octobre-novembre, pour promouvoir l’album de La Colifata. En attendant, il annonce son retour sur la scène française. Un retour qu’il juge nécessaire, après une longue absence. “Surtout en ce moment, avec ce gouvernement”, pointe-t-il : “La situation est super tendue, les jeunes ne voient pas de futur. Ce n’est pas la même violence qu’en Amérique latine, mais une immense colère.”

Christine Legrand
Article paru dans l’édition du 16.01.08

 

 
 

Tourné à Buenos Aires, et réalisé par Emir Kusturiça, voici le clip du premier single de Manu Chao, « Rainin In Paradize ». On y retrouve à ses côtés les membres de la Colifata, la radio historique de l’hôpital psychiatrique Borda à Buenos Aires, animée par les patients eux-mêmes.

Le Monde selon Monsanto

 
Le Monde selon Monsanto
Un film de Marie-Monique Robin
 
 
 

Pourquoi un film sur Monsanto ? Eclairage de Marie-Monique Robin :

Cette question m’est posée régulièrement depuis trois ans et immanquablement, je réponds la même chose :

« Ca fait plus de vingt ans que je parcours le monde, et partout j’ai entendu parler de cette multinationale américaine, à dire vrai, plutôt en mal. J’ai voulu en avoir le cœur net et j’ai navigué sur la toile pendant des mois. J’ai découvert que Monsanto représente l’une des entreprises les plus controversées de l’ère industrielle parce qu’elle a toujours caché l’extrême toxicité de ses produits. Qu’en est il aujourd’hui ? Nous dit-elle la vérité sur ses OGM ? Peut-on la croire quand elle dit que les biotechnologies vont résoudre le problème de la faim et de la contamination environnementale  ? Pour répondre à ces questions, qui nous concernent tous, j’ai repris mon bâton de pèlerin, voyageant sur trois continents, où j’ai confronté la parole de Monsanto à la réalité du terrain, rencontrant des dizaines de témoins que j’avais préalablement identifiés sur la toile. Et je suis sûre, aujoud’hui, qu’on ne doit pas laisser cette entreprise s’emparer des semences, et donc de la nourriture du monde ...

stop-ogm

Martin Luther King

 

Le révérend Martin Luther King Jr, né à Atlanta, États-Unis le 15 janvier 1929 et mort assassiné le 4 avril 1968 à Memphis, était un pasteur baptiste afro-américain, militant non violent pour les droits civiques des Noirs aux États-Unis, pour la paix et contre la pauvreté.

Il organise et dirige des actions pour le droit de vote, la déségrégation, l'emploi des minorités, et d'autres droits civiques élémentaires pour les Noirs-Américains tel que Boycott des bus de Montgomery. Il prononce l'un des plus célèbres discours le 28 août 1963 devant le Lincoln Memorial à Washington durant la marche pour l'emploi et la liberté : « I have a dream » (J'ai un rêve). Il est soutenu par John F. Kennedy dans la lutte contre la discrimination raciale et la plupart de ces droits ont été promus par le « Civil Rights Act » et le « Voting Rights Act » sous la présidence de Lyndon B. Johnson. Martin Luther King devient le plus jeune lauréat du prix Nobel de la paix en 1964 pour sa lutte non violente contre la ségrégation raciale et pour la paix. Il commence alors une campagne contre la guerre du Viêt Nam et la pauvreté qui prend fin en 1968 avec son assassinat par James Earl Ray dont la culpabilité et la participation à un complot sont toujours débattus.

Il se voit décerner à titre posthume la Médaille présidentielle de la liberté par Jimmy Carter en 1977, la médaille d'or du Congrès en 2004 et est considéré comme l'un des plus grands orateurs américains. Depuis 1986, le Martin Luther King Day est un jour férié aux États-Unis.

 

I Have a Dream

Le discours mythique de Martin Luther King

 

Broussaï - Vagabondanse

Personne pour me contrôler
Ne subir aucune autorité
Plus de factures d'impôts à payer
Je ne dois plus a rien a cette société
Métro, boulot, dodo, ce shéma je ne peux supporter
J'ai pris mon destin en main, ce n'est plus un chemin tout tracé
Je chante mes émotions juste pour le plaisir des gens
Qui me donnent l'envie en échange un sourire me réchauffant...
Fini le train-train, fini d'être enchaîné
Eveil lumière sur le visage; ça devrait être une bonne journée
Mon seul moyen de transport, c'est la pouce levé
Peu importe, peu importe on verra bien sur qui on va tomber
L'argent n'est que moyen et non une finalité
Je ne vis plus pour une illusion conditionnée
Carpe diem
Aucun jour ne va se ressembler
Encore e tencore cette mélodie revient me chantonner...
Nomades des lieux et nomade dans l'esprit
Aller voir ailleurs ne serait-ce qui se dit
S'ouvrir sur l'extérieur, sans jamais oublier ses racines
Prendre le temps de réaliser les rêves que tu imagines...
Je navigue de ville en ville, le coeur ouvert aux bonnes rencontres
Pas de boulot fixe, pas stressé par l'aiguille de ma montre
Juste un sac sur le dos, mes richesses sont mes sensations
J'évite les mauvais regards et m'envole dans mon évasion...

Sarkostique : le blog satirique de Sarko

 
 
 
 
Je n'en avais pas encore parlé. Ce blog me fait hurler de rire. Les caricatures sont impressionnantes et tellement bien ciblées !!
 
Sarkostique

JO Pekin 2008 : Boycott !

 

 Jacques Rogge, le président du Comité international olympique (CIO), a tenté hier à Pékin de rappeler ses promesses pré-olympiques à la Chine. «Avant l’attribution, les représentants ont dit, je les cite de mémoire : "Accorder les jeux à la Chine ferait avancer la question sociale, notamment les droits de l’homme." C’est ce que je qualifierai d’engagement moral plutôt que juridique. Nous demandons absolument à la Chine de respecter cet engagement moral.» La réponse du ministère chinois des Affaires étrangères a fusé : «Les responsables du CIO adhèrent à la charte olympique, qui stipule de ne pas introduire de facteurs politiques hors de propos.» L’ambiance, dans la tourmente planétaire provoquée par le parcours de la flamme olympique, n’est pas à la détente. Pékin, ulcéré par le naufrage de son rêve olympique, ne supporte pas d’avoir à rendre des comptes. Sept ans après les vagues promesses de 2001 sur les droits de l’homme, qu’en est-il ?

Répression politique

Selon la fondation Dui Hua, basée à San Francisco, les arrestations politiques auraient atteint un niveau record depuis huit ans : 742 personnes auraient été arrêtées en 2006 pour «subversion du pouvoir de l’Etat», l’accusation généralement retenue contre ceux qui critiquent le régime. Le double de l’année précédente et le plus haut niveau depuis 1999. Début avril, Amnesty International écrivait dans un rapport : «En raison des Jeux olympiques en Chine, la répression contre des militants pacifiques s’est intensifiée… Ils ont été arrêtés parce qu’ils avaient lié les droits de l’homme aux Jeux et sont sévèrement traités.» Hu Jia a été condamné le 3 avril à trois ans et demi de prison, pour avoir critiqué les JO sur Internet. L’avocat Gao Zhisheng, qui avait dénoncé «le désastre des droits de l’homme en Chine», a été enlevé et battu par des hommes en civil l’an dernier. En mars, Yang Chulin, ouvrier de 52 ans, a été condamné à cinq ans de prison dans sa province du nord de la Chine pour une pétition diffusée sur Internet : «Nous voulons des droits de l’homme, pas des JO.» Ces figures de la contestation, qui sont connues et soutenues à l’étranger, ont eu droit à un procès et à être défendus par des avocats, eux-mêmes persécutés. Un nombre indéterminé d’autres, des milliers selon les ONG internationales, sont envoyés sans jugement dans des camps de «rééducation par le travail» lorsqu’ils tentent de défendre leurs terres ou de porter plainte contre les injustices.

Censure d’internet

La presse étant sous contrôle, les syndicats et les partis politiques interdits, la seule fenêtre d’accès à une information autre que la propagande du PCC est Internet. Mais les 230 millions d’internautes chinois sont sous la surveillance d’une cyberpolice pléthorique qui contrôle portails et contenus et qui censure à tout va. Wikipédia ou la BBC sont la plupart du temps inaccessibles. Selon RSF, le filtre s’opérerait à travers 400 à 500 mots tabous ou sensibles. «Tibet» est le premier de la liste. Il est également interdit de s’intéresser aux «problèmes du passé» (campagne anti-droitière ou Révolution culturelle), ainsi qu’à la pornographie.

Peine de mort

Le nombre des condamnations et des exécutions est un secret d’Etat. Mais la Chine concentre les deux tiers des exécutions au niveau mondial selon Amnesty. Le chiffre avancé par les ONG est de 5 à 6 000 condamnations en 2007. Trois fois moins qu’il y a dix ans, selon les mêmes sources. Depuis l’an dernier, la Cour suprême a le dernier mot sur les condamnations, dont le nombre a baissé selon les médias officiels.

Droits individuels

C’est la définition des droits de l’homme à la chinoise. Consommer, entreprendre, choisir ses études, son métier ou son lieu de résidence, lire un roman étranger, voyager… Tout cela était impensable il y a trente ans, lorsque le parti régissait la vie des citoyens de la naissance à la mort. D’où le sentiment de liberté qu’éprouvent l’immense majorité des Chinois aujourd’hui. Et l’incompréhension quasi-générale face aux droits de l’homme à l’occidentale.

Source

Groundation

Groundation

Biographie

Groundation est formé en 1998 par Harrison Stafford (leader, guitariste et chanteur), Marcus Urani (claviers, mélodica) et Ryan Newman (basse). Les trois piliers du groupe se rencontrent lorsqu'ils sont étudiants en jazz à l'Université de Sonoma (Californie). Ils sont rejoints par un trompettiste de jazz vivant à San Francisco, David Chachere, par un tromboniste, Kelsey Howard en 2000 et par le batteur Paul Spina en décembre 2001. Le saxophoniste Jason Robinson a quitté le groupe pour devenir une tête de programme d'un festival de jazz de San Diego et pour pouvoir profiter de la nouvelle vie de la scène méridionale sud-californienne. Ils sont également accompagnés par deux choristes, Kerry-Ann Morgan et Kim Pommell, ainsi que d'un percussioniste, Mingo Lewis Junior (absent et remplacé par Ben Krames en 2007). Le groupe a créé une sorte de communauté bénévole, les Grounded Soldiers.

Philosophie

Groundation se produit en live a travers des tournées européeennes et américaines avec toujours le même objectif : faire passer un message de paix. Mais rien qu'au travers de leur discographie, on peut trouver des éléments intéressants au sujet de leur philosophie et de leur vision du monde, le tout à travers des références bibliques (en rapport avec la philosophie Rastafari) et imaginaires. Par exemple, Hebron Gate, sorti en 2002, présente durant tout l'album une guerre entre les humains et les dragons. Il s'avère que ces dragons représentent Babylone, symbole de la société occidentale mercantile, déshumanisée et pervertie, ou encore le système répressif, toute forme d'autorité oppressive.

Globalement les textes de Groundation sont une réflexion spirituelle, notamment sur le thème de l'argent.

Chaque album reflète une évolution, pas seulement musicale, mais dans l'histoire. Ainsi le dernier album, Upon the Bridge, détaille le passage d'un homme "à travers le pont", le pont qui coupe l'homme à un monde parfait, neuf, remis à zéro.

Ce dernier album du groupe est une nouvelle pierre à un édifice parfaitement cohérent : Young Tree symbolisait l’éveil de l’individu, Each One Teach One était du domaine de la transmission du savoir et de l’éducation, alors que Hebron Gate représente la porte entre le bien et le mal, le moment où l’on doit faire des choix. Ces choix peuvent être libérateur et We Free Again évoque la délivrance de l’âme. On note d’ailleurs que l’album Upon The Bridge débute exactement à l’endroit où la mélodie de We Free Again s’arrêtait, avec l’écho de la voix de Apple Gabriel.

L'évolution continue d'album en album et d'année en année.

La suite sur le web :

Groundation France

Myspace

 

    

Danakil

Danakil
 
   
 

Danakil est un groupe de Roots-reggae originaire de Marly le Roi (78). Après de nombreux changements, la formation s'est stabilisée et c'est ainsi que l'on retrouve les 12 compères qui forment le "Band" toujours aussi chaud pour propager leur message.

A l’heure où le reggae est dominé par les productions dancehall, l’éclosion au grand jour de DANAKIL signe à coup sûr le retour du reggae/roots au premier plan.
Né en 2001 de la passion de jeunes Marlychois (Yvelines 78) pour la musique jamaïquaine, le groupe arrive aujourd’hui à maturité. Balik, chanteur et auteur de ses textes, a su au fil du temps affiner son écriture et ajouter à son charisme naturel une présence scénique incomparable. Ses textes en français s’inspirent de l’actualité et permettent au groupe de faire passer un message réaliste, tandis que les quelques titres en anglais mettent en relief des mélodies simples qui sonnent comme autant d’évidences.
S’affranchissant de l’influence des grands noms du reggae international, les huit musiciens de DANAKIL ont su se forger leur propre identité, évoluant loin des clichés du genre. Ils se démarquent des groupes de la scène reggae française par le sens de leurs paroles et l’énergie musicale qu’ils dégagent, portée par une rythmique solide et efficace laissant la part belle au lyrisme des cuivres et au tranchant des guitares.
Jusqu’à présent, c’est sur scène que DANAKIL a fait ses preuves : leurs chansons ont été jouées des plus petits bars de la côte Atlantique aux plus grandes salles parisiennes comme l’Elysée Montmarte en ouverture d’Ismael Isaac. Au rayon première partie,
Percubaba, le Saïan Supa Crew et Michael Rose/Sly an Robbie peuvent également être accrochés à leur tableau de chasse.
Aujourd’hui, le groupe est fier d’une chose : avoir su conquérir en sillonnant le pays un public varié et toujours plus nombreux. Près de 1000 disques démo furent écoulés en 15 jours lors de leur tournée 2005. C’est ce succès grandissant qui a poussé l’équipe à franchir un nouveau cap. Désormais entouré par une structure compétente, DANAKIL publiera son premier album début 2006. Soudé, enthousiaste et résolument dévoué à sa musique, ce groupe ouvre la voie à un reggae français nouvelle génération qui semble promis à un bel avenir…

Plus d’informations sur :
www.danakilweb.com

Free Party

 
 

FREE PARTY 

Des ancêtres des free-party eurent lieu dans les Catacombes de Paris dans les années 1980, où les mêmes phénomènes de clandestinité se reproduisaient. Le public en était typiquement une jeunesse étudiante ou désœuvrée, de bon niveau d'étude, familière de l'histoire de Paris. L'assistance en était limitée à quelques centaines de personnes au maximum, à cause de l'exiguïté des galeries, de la difficulté d'accès, mais aussi parce que l'usage d'Internet et du téléphone portable était à l'époque inexistant, limitant ces rassemblements à un petit milieu d'habitués, qui incluait dans une certaine mesure les fonctionnaires de Police assignés à leur surveillance, ainsi que le personnel de l'Inspection Générale des Carrières (IGC).

Mais c'est au début des années 90 que les free parties sont réellement apparues en France. Ce mouvement est arrivé d'Angleterre. En effet, c'est en Grande-Bretagne que ces fêtes ont commencé. Au début des années 80, la techno est apparue dans les clubs anglais mais sous le gouvernement Thatcher, ces clubs furent
soumis à des lois draconiennes, comme la fermeture à deux heures du matin. C'est à ce moment que naît le phénomène des raves (to rave signifie en anglais « battre la campagne, s'extasier, déblatérer »), à l'initiative des clubbers souhaitant poursuivre leurs soirées après cette fermeture. Les citadins trouvent alors accueil auprès d'une couche marginale de la population : les travelers (« voyageurs »), sorte de nomades issus du mouvement punk des années 70 et qui sont à même d'organiser ce type d'événements à l'extérieur des villes. Les plus impliqués dans le mouvement s'organisent en tribus et répandent le mouvement à travers le pays. Le 'Sound system' mythique qui fut à l'origine de ce mouvement en france (techno et Free-parties) est le Spiral tribe lors d'une tournée dans le sud de la France en 1991 et 1992, particulièrement autour de Montpellier. Leur influence directe inspirera le cycle Boréalis, une série de sept frees, sur sept années, de 1993 à 2000 qui deviendront de plus en plus commerciales, accompagnant ainsi le mouvement général de mercantilisation que subira la Techno Nation.

Les ravers se retrouvent à l'heure où les clubs ferment pour de véritables jeux de pistes qui les promènent entre différents points de rassemblement. Mais face à la prise d'ampleur du mouvement, le gouvernement brtannique décide de réagir et adopte pour cela de nouvelles lois. On citera en particulier le Criminal Justice Act de 1994 qui « interdit tout rassemblement illégal de plus de cent personnes sur fond de musique répétitive », les raves sont toutes désignées.

 

       

Le Reggae

Le Reggae

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Le reggae est un style musical jamaïcain apparu en 1968, dans la lignée du mento et du ska et issu d'un léger ralentissement du tempo de son ancêtre le rocksteady (v. « People Funny Boy », morceau de Lee « Scratch » Perry sorti en 1968), lui même provenant d'un ralentissement du ska. Il se caractérise par un rythme binaire avec l'accent mis sur les temps faibles, en particulier le troisième temps. Equivalent du R&B américain en Jamaïque, le reggae est aussi le principal moyen d'expression de la culture rebelle anticoloniale prônée par les rastas.

Trois phases décisives ont marqué l'histoire du reggae :

  • 1968 - 1970 : le early reggae : prédominance de la basse, tempo rapide, dû aux influences du mento local encore très rythmé.
  • 1970 - 1972 : le reggae one-drop : rythme plus lent, tempo medium.
  • 1972 : le reggae moderne : un tempo plus lent, une basse importante (mise en avant), qui intéresseront les premiers groupes punks anglais.

Grâce au succès de Bob Marley, reggae devient un terme générique pour désigner la musique jamaïcaine, aujourd'hui une des rares musiques universelles écoutées de tous. Les versions instrumentales de succès reggae se transforment au fil des années 70 en un genre bien à part, le dub.

 

Origines

Image Hosted by ImageShack.usLes racines du reggae se trouvent dans le Rythm & Blues et le Jazz (venus des États-Unis) d'une part et dans la musique traditionnelle carabéenne comme le mento et le calypso d'autre part. De ces musiques decoulent d'abord le Ska et le Rocksteady dans les années 60 en Jamaïque. En 1963, le producteur Coxsone Dodd propose à Jackie Mittoo d'animer des sessions dans son nouveau studio "Studio One". Mittoo passa du ska traditionnel au reggae en ralentissant le tempo. On raconte également que c'est durant les étés particulièrement chauds de l'époque que les DJs des sound systems furent obligés de ralentir le beat. Quoiqu'il en soit, à la fin des années 60, le reggae était né.

Les DJ's

L'histoire du reggae est indissociable de celle des sound systems, un grand media de diffusion musicale en Jamaïque. Souvent lié à l'industrie !phonographique locale et comparable à une sono mobile, le sound-system designe à la fois le matériel utilisé, l'équipe qui l'anime et la soirée elle-même.

Toute musique produite en Jamaïque est diffusée en sound-system et les disc-jockeys (dj's) animent les danses depuis les années 50. Encourageant la foule ou commentant le quotidien, ils utilisent un phrasé original parfois proche de la psalmodie, entre parler et chant mélodique.

        

Le Dub

Le Dub
 
Les prémices du Dub

"Dub" est une abréviation du mot "overdub", qui désigne le procédé par lequel on ajoute des parties, chantées ou instrumentales, à ce qui a déjà été enregistré. Les tout premiers dubs, qui datent de la fin des années soixante, étaient généralement des bases instrumentales sur lesquelles on accentuait les parties de batterie ou de basse en retirant partiellement l'orgue, le piano et les guitares. Ce sont trois ingénieurs (King Tubby, Lee "Scratch" Perry et Errol Thompson) qui perfectionnèrent une technique qui devait avoir des effets durables non seulement sur le reggae, mais sur l'ensemble de la dance music moderne. On enregistrait de tout nouveaux morceaux sur des exemplaires uniques de disques en acétate (appelés "dubs" ou "dubplates") destinés à être passés une vingtaine ou une trentaine de fois sur les sound systems jusqu'à usure complète, le but étant de faire connaître une chanson avant sa sortie.  "Mais la dub music en tant que telle a été inventée par King Tubby, dit Dennis Alcapone. Tubby rachetait les acétates de Duke Reid et Coxsone. Il rachetait le rythme brut sur des dubplates. Et quand ça passait dans une salle de bal, c'était l'émeute. C'était nouveau. On retirait le chant. Et puis on en remettait un peu. Et tout d'un coup il n'y avait plus de voix. Alors la salle explosait de bruit pur. Tout le monde adorait ça. Je me rappelle qu'un jour j'étais au micro quand un type a tiré un coup de feu derrière moi. Le micro a capté le son et l'a renvoyé en écho dans la salle. La foule est devenue dingue."

Le dub aujourd'hui
   
A la fois, expérience, science, initiation, politique, philosophie et spiritualité. Le dub. Aux propriétés hypnotiques, narcotiques, mystiques, métaphysiques...  Le dub perpétue le son "roots" de la tradition jamaïcaine et implose en multiples sous-genres (new roots, növö-dub, electro-dub, ambient-dub, ethno-dub...)

 

         

Le Gospel

Le Gospel
 
 
Le gospel est un chant religieux chrétien qui prend la suite des negro spirituals. Il s'est développé en même temps que le jazz et le blues primitifs. Les artistes m